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Destruction de la forêt d'Antimena Menabe : le premier responsable serait l'ancien député de Mahabo, Raveloson Ludovic dit Leva

Destruction de la forêt d'Antimena Menabe : le premier responsable serait l'ancien député de Mahabo, Raveloson Ludovic dit Leva

Par Riana RAYMOND et Yves SAMOELIJAONA

Entre 80 à 90 % de la forêt protégée d’Antimena, Menabe, située dans le district de Morondava et de Belo-sur-Tsiribihina, est aujourd’hui détruite, selon un rapport émanant du directeur régional de l’Environnement et du Développement Durable du Menabe, Andoniaina Narisoa.

L’aire protégée s’étend sur une surface de 21 000 ha comprenant une forêt sèche qui subit une destruction presque complète, une forêt de mangroves et des lacs. Il s’agit d’une aire protégée de catégorie cinq. Cette classification signifie qu’il existe au sein de l’aire protégée des surfaces que la population peut exploiter et utiliser pour vivre, appelées « Tanàna Mirindra » (Village en harmonie).

Depuis 2004, la gestion de la forêt sèche d’Antimena Menabe est confiée à la communauté de base de la localité (Vondron’Olona Ifotony ou VOI). D’abord déclarée aire protégée provisoire par le gouvernement entre 2004 et 2006, ce n’est uniquement qu’en 2015 qu’elle est déclarée aire totalement protégée. Entre-temps, notamment depuis l’année 2009, la destruction de la forêt s’est accélérée. Personne alors ne se souciait des lois en vigueur. L’aire protégée s’est progressivement transformée en un vaste champ de maïs et d’arachide. « On brûle la forêt pour y cultiver cela après. Ceux qui détruisent ainsi la forêt changent souvent d’endroit car au bout de deux ou trois récoltes, le terrain n’est plus fertile. » nous rapporte ainsi un responsable étatique.

Le directeur régional de la police du Menabe, le commissaire principal Razafindranony Honoré, appuie cette déclaration en affirmant que ce que qui se passe réellement sur place est la destruction totale de la forêt. « Personne ne se soucie de ce que l’on appelle l’environnement, les gens cultivent du maïs et de l’arachide jusqu’à épuisement de la terre. Les gens viennent de la région d’Androy par centaines pour s’installer chez nous. Des efforts sont faits pour les discipliner mais le grand problème, c’est qu’il y a derrière eux de hauts responsables et des élus », raconte l’officier de police.

M. Toto Volahy Anselme, le directeur local de Durrell, une association internationale pour la protection de l’environnement, affirme même que la catastrophe a déjà eu lieu et que cette affaire concernant la destruction de la forêt d’Antimena Menabe s’avère particulièrement complexe. « C’est depuis l’année 2007 que nous avons lancé des appels haut et fort, mais pour diverses raisons, entre autres le manque de budget de fonctionnement et les événements politiques de 2009, cela a pris de l’ampleur, il n’était plus possible de contrôler [NDLR : ce phénomène]. Ceux qui détruisent la forêt font vraiment ce qu’ils veulent, la plupart d’entre eux viennent de l’Androy. Le VOI s’efforce de faire ce qu’il peut en travaillant avec nous mais en vain. Il y a aussi des efforts de la part des forces de l’ordre, mais cela n’a pas résolu le problème », relate ce protecteur de l’environnement.

Le chef de la Gendarmerie du Menabe, le lieutenant-colonel Maka Tolondrenibe Diogène et le chef régional de l’Armée Malagasy, le colonel Ramamonjisoa Eugène attestent eux aussi tous les deux de la destruction quasi-totale de la forêt d’Antimena pour y cultiver du maïs et de l’arachide. Pour ces deux officiers  supérieurs, « le summum de la destruction à l’intérieur de la forêt a eu lieu durant l’année 2018. C’est une horde de gens venant de l’extérieur qui en est responsable », d’après leurs propos collectés au cours d’un entretien le 20 mars dernier dans les locaux de la gendarmerie nationale de Morondava.

Dans l'aire protégée, les arbres ont laissé leur place à une gigantesque friche rendue stérile par plusieurs récoltes consécutives de mais

 

Le Député Leva

Pendant toute la durée de notre investigation réalisée dans la région du Menabe, plus particulièrement dans les districts du Menabe et de Mahabo, un nom a été souvent cité : celui du député Leva, Raveloson Ludovic de son nom de naissance, élu de Mahabo, et de nouveau candidat aux prochaines élections législatives du 27 mai.

Une partie de la population et un grand nombre de responsables étatiques du Menabe le considèrent comme la tête pensante de la déforestation. Le procureur général du Tribunal de première instance du Menabe, M. Ratsimandranto Jean Jacques William a été clair à ce sujet, lors de la conversation que nous avons eue avec lui : les noms de certains élus sont souvent cités dans des affaires de déforestation dans la région. Interrogé sur le cas du député Leva, le procureur général se veut plus prudent. Pour lui, prouver son implication est difficile. En l’absence de preuves et de plaintes déposés contre lui, aucune charge ne permet de le poursuivre. « Beaucoup de gens détruisent la forêt, ils passent devant le parquet et nous appliquons sévèrement la loi, nous les envoyons directement en prison. Personne n’ose témoigner contre ce député que l’on a pourtant déjà placé en garde à vue. Et puis nous ne pouvons pas le poursuivre tant qu’il n’y a pas de faits avérés où il serait directement impliqué. Nous entendons souvent parler de  ce député, c’est vrai ; mais nous ne pouvons pas agir hors de la légalité. Il faut remarquer que même dans les enquêtes menées par le département forêt [La Direction Régionale de l’Environnement et du Développement Durable] qui nous fournit des documents, on ne voit aucune trace de son implication », nous informe le procureur lors des deux entretiens que nous avons eus avec lui à Morondava les mercredi 20 et jeudi 21 mars derniers. Les explications données par le lieutenant Mara Tolondrenibe Diogène ne sont pas différentes. Pour l’officier, « ce que nous pouvons dire pour le moment c’est qu’effectivement on a cité le nom du député dont vous parlez, mais jusqu’ici il n’y a pas de preuves tangibles, et puis il n’a pas été attrapé sur le fait pour qu’on puisse le poursuivre. De plus, il jouit encore du droit de ne pas être poursuivi en tant que parlementaire. Cependant, nous travaillons déjà à juguler pour le moment cette déforestation. Nous sommes prêts à appliquer la loi, s’il y a des preuves et des charges suffisantes pour le poursuivre ».

De son côté, Mme Andoniaina Narisoa, directrice régionale de l’Environnement et du Développement Durable pour la région Menabe, insiste sur le fait que le député Leva ferait partie d’un réseau. Le député Raveloson Ludovic dit Leva en serait à la tête : « Selon les informations que nous avons recueillies, ce député est souvent cité. Mais il n’y a pas de preuves tangibles pour qu’on puisse le poursuivre, on ne peut pas constituer un dossier pour déposer une plainte contre lui. Aucune personne arrêtée et qui passe devant nos enquêteurs n’a prononcé son nom. Alors que nous constatons qu’il est difficile pour plus de 200 personnes venant de l’extérieur de la région de rentrer tous ensemble dans la forêt après un voyage en voiture si personne ici n’a préparé leur débarquement. Il est alors évident qu’ils sont venus pour être payés pour travailler dans la forêt, pour cultiver du maïs et de l’arachide. La question se pose : d’où viennent les semences pour cultiver sur une surface de plus de 400 ha aménagés en champ de culture dans la forêt protégée ?», relate la directrice.

Il existe encore une autre source, un haut responsable au sein de la région qui a demandé à rester anonyme. Ce dernier affirme lui que l’ancien député a sans aucun doute trempé dans cette destruction de la forêt. « Nous qui sommes les enfants de cette région nous n’abîmons pas cette forêt. Si nous faisions cela, c’est nous-mêmes qui en subirions les conséquences. Le problème c’est que l’on amène des gens de la région de l’Androy pour cultiver du maïs et de l’arachide. Et c’est vraiment ce député qui leur fournit la semence. Malheureusement, par peur de mourir, ou par pure complicité, personne n’ose témoigner pour attaquer ce député » nous confesse ce responsable. Un opérateur important habitant Morondava affirme lui aussi que l’ex-député est impliqué dans la destruction de la forêt d’Antimena Menabe. L’opérateur ne travaillant pas dans le secteur agricole, il n’est pas en concurrence directe avec l’ancien député. « Je n’ai aucun intérêt à le cacher car parfois ce député vient me voir chez moi, et ce que je fais c’est de le mettre en garde car notre patrie commune est complètement ravagée. Je n’arrête pas de l’avertir à chaque fois que nous nous rencontrons, mais nous sommes chacun responsables de nos actes », affirme l’opérateur et notable de la région. D’autres personnes rencontrées, des représentants du VOI, de simples citoyens et des responsables des communes et fokontany de Lambokely, Marofandihy et des localités situées aux alentours de la forêt nous affirment tous, de la même façon, que cet ancien député est activement impliqué dans la destruction de la forêt.

 

Jalousie et manœuvres politiques ?

Afin de lui donner la possibilité de répondre à ces nombreuses accusations à son égard, une rencontre a été organisée avec M. Raveloson Ludovic, connu par tous sous le nom de député Leva. La rencontre s’est déroulée dans son bureau à Mahabo, le dimanche 24 mars 2019. Son équipe venue nombreuse sur place pour assister à cette rencontre et lui-même ont facilement accepté cette rencontre, ainsi que le fait que cette dernière soit enregistrée.

C’est avec un air impassible et sûr de lui qu’il nous a reçu pour donner son point de vue sur la destruction de la forêt. Pour lui, la question de son implication est simple : « je n’ai rien à voir avec la destruction de la forêt d’Antimena, je ne suis même pas dans ce district. Deuxièmement, les responsables étatiques de Morondava m’accusent car ils ne font pas leur travail comme il faut et ils cherchent un bouc émissaire. Moi, en tant que député, j’ai fait l’effort de descendre volontairement dans la forêt pour mettre en garde les gens de ne pas réaliser d’actes nuisibles. Sauf que, eux, ne sont pas libres pour m’y accompagner aux moments où je le suis. Troisièmement, demandez à ceux qui ont des preuves écrites que je suis réellement derrière cette destruction de la forêt de se constituer témoins et parties civiles. Je suis prêt à lutter, je suis prêt à affronter les enquêtes si vous arrivez à apporter ces preuves, » affirme-t-il. Il renchérit : « pour moi, derrière toute cette diffamation, il n’y a que médisance, jalousie et manœuvre politique en vue de m’atteindre ».

Raveloson Ludovic, dit député Leva, lors de notre rencontre à son bureau de Mahabo.

Pendant notre rencontre avec M. Raveloson, un chef fokontany s’est présenté en témoin à décharge. Ce chef fokontany venant de Mahabokely nous a affirmé que le député n’a rien à voir avec la destruction de la forêt. « Si le fait que le député fournit la semence veut dire détruire la forêt, c’est aberrant car c’est uniquement cela qu’il fait chez nous. On a fait des contrats écrits qui sont gardés au fokontany et à la commune », dit-il. « A notre connaissance, la famille du député ne cultive pas de maïs au-delà des limites de notre district », poursuit-t-il.

Un proche collaborateur du député Leva affirme quant à lui clairement que « ce dénigrement est le fruit de la jalousie de la part d’opérateurs de Morondava qui ne supportent pas la concurrence. Je vous dis sincèrement qu’il y a aujourd’hui une mauvaise politique, on veut vraiment le démolir », nous affirme l’homme qui souhaite cependant rester anonyme.

Au cours de cet entretien, le député Leva, M. Raveloson Ludovic, a ainsi réitéré à plusieurs reprises qu’il était innocent de la destruction de la forêt d’Antimena.

 

Une autre version

Face à cette défense de l’ancien député, une autre personne proche de lui et à qui ce dernier accorde sa confiance nous a communiqué une information très délicate à son égard. Nous ne donnerons pas ici son nom afin de préserver sa sécurité et celle de sa famille. Selon les déclarations de cette personne, toutes les semences distribuées dans les districts de Mahabo, de Morondava et jusqu’à Belo-sur-Tsiribihina appartiennent à l’ancien député. « C’est lui qui ravitaille jusque dans la forêt de Lambokely, qui est déjà à l’intérieur de la zone protégée. Nous faisons partie de ceux qui collectent les produits dans ces régions. Nous partons d’Ankilizato pour traverser le village jusqu’à Lambokely. En période de récolte, il y a environ 11 camions qui transportent le maïs vers Antananarivo, cela a lieu tous les deux jours. Un camion peut transporter jusqu’à 32 tonnes à chaque voyage. En faisant le calcul, il y a donc environ 320 tonnes de maïs qui partent du Menabe tous les deux jours. Nous livrons ce maïs dans trois grandes entreprises, une à Analamahitsy, une à Anosizato, et une à Antsirabe. Si je ne me trompe pas, ce sont les entreprises Agrival et LFL qui sont à Antananarivo, il y a une autre entreprise à Ambohimena qui travaille avec le Malto-Star à Antsirabe » affirme-t-il.

Le député Leva, durant notre entretien, a cité les mêmes noms de sociétés, tout en prenant leur défense : « Ce n’est ni la Star, ni le LFL qui nous envoient cultiver dans une forêt protégée. Moi, je suis contre cela », dit-il. Ces propos confirment cependant que ces sociétés achètent bien du mais auprès de lui.

Quant à ces trois entreprises, celles-ci réfutent les accusations de complicités, d’après les explications de forces de l’ordre que nous avons interrogées, et qui requièrent l’anonymat : « on a déjà eu des entretiens avec des responsables de ces entreprises, et leur réponse était claire : ils n’admettent pas que l’on détruise l’environnement, et s’ils étaient au courant de tels agissements, ils n’achèteraient jamais de produits aussi sales ».

Signalons que, toujours d’après les dires du proche collaborateur du député Leva, ce dernier utiliserait sept gros camions sans toit pour récupérer les produits dans la forêt. « Ces véhicules n’ont pas de toit pour faciliter leur circulation dans la forêt » dit-il. Concernant ces camions, le député Leva nous a affirmé qu’il ne possède que quatre ou cinq camions afin de transporter des marchandises jusqu’à Antananarivo. « Et cela, c’est encore grâce à l’argent venant des partenaires et des banques qui octroient des prêts pour que l’on puisse faire notre travail d’opérateur », explique ainsi l’ancien député. Malgré ses déclarations concernant les calomnies dont il ferait l’objet, M. Raveloson n’a pas été en mesure d’aider les enquêteurs pour démasquer ceux qui seraient à l’origine du déboisement. « Je ne sais vraiment pas qui est le cerveau qui a causé cette destruction de forêt. Il ne peut pas se trouver dans la région dont j’ai la charge », dit-il.

 

Corruption et peur

Pendant l’investigation que nous avons réalisée auprès des responsables étatiques dans la région du Menabe, nous avons constaté que beaucoup avaient peur de cet élu du fait qu’il a longtemps bénéficié d’une immunité en tant que député. Les élus locaux, notamment les maires et les chef fokontany étaient terrorisés devant le pouvoir du député Leva. Sur le sujet des individus arrêtés pour motif de destruction de la forêt, la directrice régionale de l’Environnement et du Développement Durable évoque : « ce qui m’étonne c’est qu’on n’a aucune charge pour attaquer ce député, aucun de ceux qui sont arrêtés et enquêtés ne cite son nom. Et puis moi, je n’assiste pas aux enquêtes. Je ne fais que signer la conclusion, je ne peux donc pas garantir entièrement ce que contient le dossier déposé au tribunal ».  

Le procureur général, Ratsimandranto Jean Jacques William a fait une remarque sur ces rapports d’enquête émanant du service de l’environnement. « Nous ne pouvons rien faire à cause des rapports que nous recevons, il n’y a pas matière à poursuivre M. le député. Souvent cependant, il y a quand même des personnes que nous soupçonnons fortement d’être directement de connivence avec lui que nous envoyons en prison. Il faut savoir que la personne arrêtée pour destruction de forêt est placée directement en garde à vue, sans indulgence. Mais si quelqu’un peut témoigner et nous apporter directement des preuves, alors nous prendrons nécessairement les responsabilités qui nous incombent, » a dit le juge.

M. Toto V. Anselme de l’ONG Durrell nous apporte les précisions suivantes sur la manière de travailler des fonctionnaires : « premièrement, nous constatons que le service de l’environnement et le tribunal ont la même vision et la même façon de travailler. Le tribunal attend un dossier bien ficelé de la part des enquêteurs. Mais ces derniers qui sont employés par la direction régionale de l’environnement ne trouvent aucune charge pour poursuivre les personnalités impliquées dans cette destruction de forêt. Deuxièmement, dans cette région les fonctionnaires sont confrontés au problème de manque de moyens, selon les plaintes des responsables. Voilà pourquoi lorsqu’il se présente des cas où une poursuite urgente s’impose, ils arrivent trop tard car il faut encore demander du carburant ; les fonctionnaires nous demandent des indemnités. Tout cela fait que la destruction des forêts prend de l’ampleur ».

Des ouvriers et des collaborateurs du député Leva se plaignent que de nombreux fonctionnaires, notamment parmi ceux du district, de la gendarmerie nationale, du tribunal et du service de l’environnement, reçoivent de l’argent du député pour fermer les yeux. Pour cette raison, ils ne feraient rien pour l’empêcher de poursuivre ses méfaits. «  Ce qui nous attriste c’est que les grands sont rassasiés alors que les petits ne font qu’exécuter des ordres. Le résultat est que certains d’entre nous qui travaillent pour le député, qui collectent les produits sur le terrain, donnent un peu à ces fonctionnaires », nous raconte ainsi l’un des collaborateurs de l’ex-député.

 

Le Ministère de l’Environnement reste muet

Jusqu’ici, même si le danger est réel, nous n’avons pas encore perçu une prise de responsabilité franche du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. La culture du maïs et de l’arachide continue dans la zone protégée. Les cultivateurs illégaux attendent déjà la période des récoltes. Nous avons demandé une audience auprès du Ministre de tutelle afin de lui parler des problèmes environnementaux, comme l’affaire du bateau Flying et la destruction de la forêt à Antimena,. Du fait de son emploi du temps chargé, la rencontre n’a toutefois pas pu avoir lieu. Le vendredi 6 avril dernier, un entretien nous a finalement été accordé avec le Secrétaire Général du Ministère. Malheureusement, ce n’est que quelques minutes seulement avant l’heure prévue de l’entretien qu’un responsable du Ministère nous avise par téléphone que la rencontre doit être annulée.

 

Le député Leva et son fils tous deux en détention provisoire

Le député Leva et son fils ont été arrêtés par les forces de l’ordre à Mahabo le 23 avril 2019 dernier dans la matinée. Sa maison a été fouillée et l’on y a saisi des armes à feu, notamment des fusils et quelques balles. De l’argent a également été saisi lors de son arrestation. Le lendemain, le 24 avril 2019, les deux hommes sont passés devant le tribunal. Ils sont actuellement en détention provisoire dans l’attente de leur jugement. Un haut-gradé de l’armée qui souhaite rester anonyme affirme que l’ancien député lui a proposé une importante somme d’argent pour éviter son arrestation, somme qu’il aurait refusée. Le jugement de cet ancien député et de son fils est désormais attendu.


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