Par La Rédaction de Malina
Annoncé comme un tournant vers la transparence et la rupture avec les dérives du passé, le gouvernement Rajaonarivelo Herintsalama, fort de vingt-neuf membres, suscite autant d’espoirs que de doutes. À partir d’une enquête fondée sur des sources ouvertes (OSINT), cet article dresse une analyse de profil des ministres, entre compétences, zones d’ombre et risques de conflits d’intérêts, pour évaluer la crédibilité du changement promis. Sans viser les individus, ce travail se veut un acte de journalisme citoyen, destiné à éclairer l’opinion et à rappeler que la transparence reste la première pierre d’une gouvernance éthique.
Si une majorité d’entre les membres du gouvernement sont des techniciens ou des personnalités issues du secteur privé et de la société civile, plusieurs figures traînent des antécédents controversés : conflits d’intérêts, poursuites judiciaires, sanctions disciplinaires ou soupçons de collusion avec des réseaux politico-économiques.
Hanitriniaina Razafimanantsoa : influence politique et défis de cohérence
Hanitriniaina Razafimanantsoa, ministre d’État en charge de la Refondation au sein de la Présidence, est une juriste et avocate de formation, dotée d’une solide expérience parlementaire. Élue députée dans le premier arrondissement d’Antananarivo en 2013, 2019 et 2024, elle a également été active au sein du parti Tiako i Madagasikara avant d’être élue sous la bannière Firaisankina en 2023. Son parcours reflète une connaissance approfondie du fonctionnement institutionnel et une capacité à naviguer dans les arcanes politiques malgaches.
Elle joue un rôle central dans le choix de l’actuel Premier ministre, Rajaonarivelo Hersintsalama, assumant publiquement la proposition de son groupe parlementaire. Dans ses déclarations, elle reconnaît que les consultations n’ont pas impliqué tous les députés ni l’ensemble des forces vives, et précise que le chef du gouvernement pourra être remplacé si ses performances ne répondent pas aux exigences (Source : 2424.mg, 21 octobre 2025). Cette influence souligne son poids politique mais révèle également les limites de la consultation et de la transparence dans les processus décisionnels.
Si son expérience et son réseau parlementaire sont des atouts pour stabiliser et piloter les réformes, l’absence de concertation large et la centralisation des décisions illustrent un risque d’incohérence entre les ambitions affichées de transparence et les pratiques réelles, pouvant fragiliser la crédibilité des réformes et la lutte contre les mauvaises pratiques héritées du passé.
Christine Razanamahasoa, le retour d’une juriste de pouvoir
Ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa cumule un long parcours dans la haute administration malgache : magistrate, Garde des Sceaux de 2009 à 2013, ministre de l’Aménagement du territoire de 2018 à 2019, et députée pendant onze ans. Déchue de son mandat en 2024 après des divergences avec la majorité parlementaire et des critiques publiques sur l’état du pays, elle incarne à la fois expérience, résilience politique et connaissance des rouages institutionnels (Sources : 2424.mg, 28 mars 2024 ; RFI, Pauline Le Troquier, 29 mars 2024).
Pourtant, sa nomination à la tête de la diplomatie soulève des interrogations sur la cohérence du gouvernement. Peut-on véritablement incarner un renouveau politique et une rupture avec les mauvaises pratiques du passé tout en intégrant une personnalité profondément ancrée dans l’architecture institutionnelle que le régime actuel prétend dépasser ? Son parcours illustre le risque de compromission de l’intégrité et des ambitions affichées de transparence, mettant en lumière les tensions entre expérience, loyauté politique et exigence de renouvellement éthique.
Lylison René de Rolland, le come-back d’un général controversé
Ancien Sénateur et ancien Gouverneur de la Région Sofia, le général Lylison René de Rolland, nommé ministre de l’Aménagement du territoire, porte un passé judiciaire chargé. Il a été impliqué dans le coup d’État de 2009 et poursuivi en 2016 pour « flagrant délit » d’incitation à des troubles politiques à la suite d’un appel à une « ville morte ». Cette affaire avait donné lieu à un mandat d’arrêt, selon l’article du journaliste Garry Fabrice Ranaivoson, paru dans L’Express de Madagascar, le 10 juin 2016.
Bien que son dossier ait par la suite été politiquement neutralisé, sa nomination soulève des questions sur la cohérence d’un gouvernement qui affiche l’ambition de mettre fin à l’impunité et de garantir le respect des institutions judiciaires. Elle illustre les tensions entre légitimité politique et exigence d’intégrité.
Fanirisoa Ernaivo, la magistrate révoquée devenue ministre de la Justice
L’ancienne présidente du Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM), Fanirisoa Ernaivo, incarne un paradoxe. Révoquée en 2019 par le Conseil supérieur de la Magistrature pour avoir publiquement offensé la police nationale, lors d’un meeting du collectif des candidats pour les élections présidentielles. « En effet, le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) qui vient de tenir sa session au Palais d’Etat d’Ambohitsirohitra l’a révoqué du corps des magistrats. Fanirisoa Ernaivo est accusée d’avoir insulté la police nationale lors d’un meeting tenu le 31 octobre 2018 devant le stade de Mahamasina. Suite à cette insulte, la ministre de la Justice de l’époque a infligé à cette magistrate qui a déjà présente une excuse publique a la police nationale une sanction la suspendant de ses fonctions » a relaté le journaliste Eugène Rajaofera dans la colonne de Midi Madagasikara, le 11 novembre 2019.
Son retour au ministère de la Justice, institution dont elle a contesté l’impartialité, suscite un débat : entre réparation et défi à l’ordre établi, cette nomination illustre la complexité d’une justice en quête de crédibilité.
Si le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a misé sur des profils techniques dans les ministères économiques et sectoriels, certains d’entre eux sont fragilisés par leurs parcours professionnels ou leurs connexions économiques. Des techniciens prometteurs… mais exposés
IPG Éric Michel Wouli Soumah Idrissa : entre retour d’expérience et fardeau du passé
La nomination d’Éric Michel Wouli Soumah Idrissa au ministère de la Sécurité publique dans le gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo suscite autant d’espoir que de scepticisme. Diplômé de l’École nationale supérieure de police d’Antananarivo et titulaire d’un master en droit public (2003), il a gravi les échelons jusqu’à devenir directeur de la Force d’intervention de la police (2015–2017), avant d’occuper le même portefeuille ministériel entre 2018 et 2019. Son parcours témoigne d’une solide connaissance du terrain et des rouages institutionnels — un atout certain pour un poste où l’autorité et la réforme doivent aller de pair. Mais cette expérience est aussi un héritage lourd : son premier passage à la tête du ministère s’était soldé par un épisode de forte tension entre la police et la population, qui continue de hanter sa réputation.
En effet, selon 24h Mada Toamasina (7 décembre 2018), trois policiers avaient été lynchés lors d’un épisode de fitsaram-bahoaka à Fénérive-Est, entraînant l’arrestation de vingt suspects. Ce drame avait profondément ébranlé la hiérarchie policière et révélé la défiance croissante entre forces de l’ordre et citoyens. Dans la foulée, la magistrate Fanirisoa Ernaivo, alors substitut du procureur et candidate à la présidentielle, avait été suspendue pour des propos jugés provocateurs envers la police, rapporte Tribune Madagascar (2 novembre 2018). L’affaire avait accentué la crise entre institutions, ternissant le bilan du ministère de la Sécurité publique alors dirigé par Wouli Soumah Idrissa.
Le contexte actuel rend donc sa cohabitation au sein du même gouvernement Rajaonarivelo avec Fanirisoa Ernaivo, désormais revenue sur la scène politique, particulièrement sensible. Comme le souligne La Gazette de la Grande Île (25 octobre 2025), ce tandem inattendu fait resurgir les fantômes d’un passé conflictuel au moment même où l’exécutif promet de rompre avec les dérives institutionnelles et de refonder la République. Si l’expérience de Erick Michel Wouli Soumah peut contribuer à renforcer la sécurité publique, il s’expose à un double défi : regagner la confiance d’une opinion échaudée et trouver un équilibre politique avec une collègue autrefois au cœur d’un épisode qui avait marqué son précédent mandat. Le succès de cette cohabitation sera un test décisif pour la crédibilité du discours de rupture du gouvernement Rajaonarivelo.
Sidonie Raharinirina : expérience politique et défis pour l’intégrité du régime
Sidonie Raharinirina, ministre de la Population et de la Solidarité, possède un parcours académique et professionnel solide. Elle obtient un diplôme en économie à l’Université d’Antananarivo et un Master en Génie des Procédés Chimiques et Industriels à l’École supérieure polytechnique de Madagascar. Engagée de longue date pour le développement local, elle a été élue députée de Mananara-Nord en 2013, sénatrice en janvier 2021 sous la bannière de Malagasy Miara-Miainga (MMM), et candidate aux législatives de 2019 sous la plateforme Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Source : Liste des candidats validés aux élections législatives du 27 mai 2019). Son parcours reflète une expérience politique étendue et une connaissance fine des enjeux sociaux et économiques régionaux.
Pourtant, son histoire politique n’est pas exempte de tensions et d’épisodes judiciaires qui révèlent la fragilité du contexte institutionnel. En 2014, alors députée, elle a été victime d’un vol organisé de 11 tonnes de girofle embarquées sur le navire Rowilla au large de Sainte-Marie. La brigade criminelle a arrêté neuf personnes impliquées, mais Raharinirina a été confrontée à une campagne de dénigrement l’accusant injustement de chercher à tirer profit de l’assurance (Source : R. Edmond, Midi Madagasikara, 9 juillet 2014).
Si son expérience et sa résilience politique constituent un atout pour piloter des politiques sociales et locales, les antécédents et les tensions auxquelles elle a été confrontée illustrent le risque d’instabilité et de compromission de l’intégrité gouvernementale, soulignant que le chemin vers une administration transparente et éthique reste encore semé d’embûches.
Ramiarison Herinjatovo Aimé, un profil technocratique au carrefour des influences internationales
Le Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, ministre de l’Économie et des Finances, incarne une rare crédibilité académique à Madagascar. Économiste reconnu et ancien membre du Groupe consultatif pour l’Afrique subsaharienne du FMI, il est souvent perçu comme une caution intellectuelle des institutions financières internationales. Son parcours technocratique tranche avec les figures traditionnelles de la politique nationale, marquées par les logiques partisanes ou populistes.
Pourtant, cette proximité avec le FMI et d’autres acteurs économiques mondiaux expose le gouvernement à des critiques sur l’orientation de sa gouvernance : certains observateurs y voient un risque que les décisions économiques soient davantage influencées par les prescriptions extérieures que par les priorités sociales et le développement local. Dans ce contexte, le profil du Dr Ramiarison illustre l’enjeu central du soft power des puissances internationales, où la compétence technique et l’insertion dans les réseaux économiques mondiaux peuvent peser autant sur l’agenda politique que les choix domestiques, façonnant subtilement la souveraineté économique et les priorités nationales.
Juste Créscent Raharisone, le ministre éclaboussé par un scandale maritime
Le cas le plus problématique demeure celui du ministre des Transports, Juste Cressent Raharisone. Entrepreneur maritime à la tête de plusieurs sociétés : Madagascar Coastal Container Line, Premium Logistics and Shipping Service et Plateforme Logistique de Toamasina (Source : RCS Toamasina 2016, 2018), Juste Raharisone possède un profil technocratique solide, diplômé en économie et management (2005), ancien Country Manager pour Ocean Indien Group Maersk et fondateur de Madagascar Coastal Container Line (MCCL). Ce parcours, reconnu pour son expertise en transport et logistique, lui confère une crédibilité technique rare dans le gouvernement.
Cependant, M. Raharisone est au centre de soupçons de conflits d’intérêts et de blanchiment d’argent. Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux et reprises par des sources locales, MCCL aurait été impliquée dans l’achat en 2015 du navire MS Joby avec des fonds suspectés d’appartenir à une ancienne première dame pour blanchiment.
Si les accusations n’ont pas encore donné lieu à une décision judiciaire, le risque de conflit d’intérêt entre sa position ministérielle et ses activités privées est manifeste. Cette situation illustre le risque de compromettre les efforts de rupture avec les mauvaises pratiques et la lutte contre la corruption. Bien que son expertise soit un atout pour la gestion du transport maritime, sa proximité avec des activités privées controversées soulève des questions sur l’intégrité et la transparence dans l’exercice de ses fonctions publiques. Sa nomination constitue donc un test pour la gouvernance, entre technocratie et impératifs éthiques.
Chan Kit Waye Jaco, entre expertise stratégique et risque de conflit d’intérêt.
Le nouveau ministre de la Pêche est un entrepreneur actif dans quatre sociétés enregistrées au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) de Madagascar, toutes évoluant dans le secteur halieutique. Il est Président Directeur Général et administrateur de Indian Ocean Trepang SA (IOT SA), basée à Toliara, spécialisée dans la culture et la commercialisation d’holothuries. Il exerce également comme gérant de Ocean Farmers SARL, également à Toliara, société orientée vers la culture d’algues et l’aquaculture. À Antananarivo, il siège en qualité d’administrateur au sein de Madagascar Alive Seafood SA, entreprise de transformation et de logistique de produits halieutiques. Enfin, il occupe les fonctions d’administrateur général adjoint et administrateur à la Société de Pêche de Sainte-Marie (S.P.S.M. SA), établie à Toamasina.
Sa nomination au poste de ministre de la Pêche apporte un atout indéniable en termes de connaissance du terrain, de maîtrise des filières aquacoles et d’expérience entrepreneuriale. En tant qu’acteur historique du secteur, il comprend les défis structurels de la pêche malgache : la formalisation de la filière, la modernisation de la production, la valorisation des exportations et la gestion durable des ressources marines. Son profil technique et managérial peut donc constituer un levier pour impulser des politiques publiques pragmatiques, capables de dynamiser une économie bleue encore sous-exploitée.
Cependant, cette proximité directe avec les entreprises privées du secteur halieutique soulève un risque majeur de conflit d’intérêts. La frontière entre ses intérêts économiques et ses nouvelles responsabilités publiques pourrait fragiliser la crédibilité d’une politique de « rupture » avec les pratiques opaques de gouvernance et de corruption. En l’absence de mécanismes de transparence et de désengagement clair de ses activités commerciales, sa position ministérielle pourrait être perçue comme une captation de l’État par les intérêts privés, compromettant ainsi la confiance du public et des partenaires internationaux dans la réforme du secteur.
Alain Désiré Rasambany, un profil en quête de légitimité
Nommé ministre de la Jeunesse et des Sports, il est titulaire d’un MBA en Finance de l’INSCAE (2012–2014) et a complété sa formation à l’Université d’Antananarivo (2009–2012). Consultant en stratégie et développement, il occupe également la fonction de secrétaire général national par intérim du parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) depuis 2022. Son profil combine compétences académiques, expérience managériale et influence politique, ce qui en fait un acteur central du parti majoritaire et du gouvernement.
Cependant, son parcours est marqué par des tensions sécuritaires et judiciaires. Le 15 décembre 2023, Rasambany a été convoqué à la section de recherche criminelle de la gendarmerie nationale à Fiadanana pour répondre à des rumeurs de mutinerie et de tentative de coup d’État. Après une audition de deux heures et demie, il a été autorisé à rentrer chez lui, mais cette convocation s’inscrit dans une série d’appels à comparaître visant des leaders syndicaux, un journaliste et d’autres acteurs politiques, révélant un climat de surveillance et de tension politique. (Source : Ravo Andriantsalama, L’Express de Madagascar, 16 décembre 2023)
Aucune charge n’a été retenue, mais cette convocation, encore récente, jette une ombre sur sa nomination à un poste censé incarner la stabilité et la jeunesse.
Gascar Fenosoa, de la critique médiatique à la communication d’État
Figure médiatique au charisme populaire et connue pour son ton critique, Gascar Fenosoa avait été convoqué en décembre 2023 à la gendarmerie après une émission jugée subversive (Source : RFI, 12 décembre 2023)
Sa nomination au ministère de la Communication est perçue par plusieurs analystes comme une décision à forte portée populiste, visant à capitaliser sur sa notoriété et sa proximité avec l’opinion publique, tout en encadrant une voix jusque-là indépendante.
Son respect scrupuleux des obligations légales, notamment la déclaration de patrimoine déposée auprès de la HCC en septembre 2024, vient toutefois renforcer son image de rigueur et de transparence (Source : Newsmada, 12 septembre 2024).
La relève technocratique face à la défiance politique
Face à ces controverses, 18 ministres sur les 29 apparaissent comme des choix apaisants :
Ces profils incarnent une nouvelle génération, plus technique que politique. Mais leur efficacité dépendra de leur marge de manœuvre dans un environnement institutionnel encore marqué par la loyauté personnelle plus que par la culture de la reddition de comptes.
Entre rupture et recyclage : Les enjeux de crédibilité
L’équilibre du gouvernement Rajaonarivelo tient sur un fil : d’un côté, la présence de jeunes experts et de techniciens ; de l’autre, un retour massif de personnalités déjà compromises dans des polémiques. Cette composition révèle une tension entre compétence et moralité publique.
Le discours de rupture risque de s’éroder face à la perception d’un recyclage élitiste.
Ce jeu d’équilibre entre expérience et opportunisme résume, à lui seul, le dilemme du gouvernement Rajaonarivelo. À vouloir conjuguer technicité, loyauté politique et ouverture apparente, l’exécutif prend le risque de transformer la promesse de rupture en continuum d’intérêts personnels réorganisés. Entre la compétence affichée des techniciens, la résilience politique des figures aguerries et les zones d’ombre non élucidées de certains ministres, le défi de crédibilité devient structurel.
La question n’est plus seulement de savoir qui compose le gouvernement, mais quelle éthique de gouvernance il incarne réellement. C’est dans cette tension permanente entre renouvellement proclamé et pratiques héritées que se joue la sincérité de la réforme annoncée.
L’absence d’un mécanisme de vérification d’intégrité, d’audit indépendant ou de publication des patrimoines ministériels renforce le doute sur la sincérité du projet. Si la transparence et la reddition de comptes ne se concrétisent pas rapidement, le risque est grand que ce gouvernement soit perçu comme une continuité plus que comme une rupture.
En façade, le gouvernement Rajaonarivelo Herintsalama ambitionne de rompre avec les pratiques du passé : corruption, collusion politico-économique et clientélisme. Dans les faits, la présence au sein du gouvernement de plusieurs figures à la réputation controversée met cette promesse à l’épreuve.
La crédibilité du Premier ministre se jouera sur la capacité à transformer ces signaux d’ambiguïté en actes tangibles : audits publics, transparence des marchés, indépendance judiciaire et respect strict de la loi sur les conflits d’intérêts. Faute de quoi, cette équipe, présentée comme celle de la réforme, pourrait rapidement être perçue comme celle du renoncement.
Encadré
Méthodologie OSINT
L’enquête repose sur la collecte et le croisement de données publiques (registres officiels, archives médiatiques, bases économiques, sources institutionnelles). Chaque information a été vérifiée par triangulation entre au moins trois sources indépendantes pour garantir fiabilité et neutralité. Cette démarche s’inscrit dans une approche de journalisme citoyen fondé sur la preuve, privilégiant la transparence, la vérification factuelle et l’intérêt public plutôt que la spéculation ou le jugement partisan
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