C’est un appel au secours que l’on entend depuis la forêt de Vohibola, district de Brickaville, dans l’Atsinana. C’est une forêt victime de pillages, de braconnages, et de coupes illicites, malgré les multiples tentatives de l’association locale, Razan’ny Vohibola, d’interpeller les autorités. La situation s’envenime : les riverains parlent de menaces physiques, d’intimidations, et de corruption. En près de 15 ans, cette forêt a perdu plus de la moitié de son étendue : à peine 1 000 ha subsistent actuellement, contre plus de 2 000 ha auparavant. Les malfaiteurs se frottent les mains, Vohibola se meurt. Au moins trois suspicions de corruption sont relatées au cours de l’investigation menée p...
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